Le sommeil chez l’enfant, toutes les étapes vers une bonne nuit !

11 mai 2023
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10 minutes
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Aaaaaaah, le sommeil… en voilà un sujet qui tient de nombreux parents bien éveillés ! Dès qu’il arrive au monde, votre tout-petit apprend tout un tas de choses, et dormir en fait partie. Il faut souvent l’aider à l’endormissement d’ailleurs ! Puis, il apprend à enchaîner les cycles de sommeil comme un grand, à surfer ses phases de sommeil lent et paradoxal comme un pro. Et, à un moment donné, votre bébé est capable de faire des nuits complètes d’un coup d’un seul. (Patience, les jeunes parents, ça arrive plus vite qu’on ne le croit, on vous jure !) Le sommeil, c’est la santé : on en a tous besoin, c’est important (crucial ?) ! Même si le nombre d’heures consacrées à dormir diminue progressivement dans l’enfance et jusqu’à l’âge adulte. Pour venir se stabiliser une bonne fois pour toutes, ou presque. Alors, comment fonctionne le sommeil chez l’enfant et comment évoluent les cycles ? Quelle est la durée d’une « bonne » nuit selon l’âge ? Qu’est-ce qui trouble parfois le sommeil et comment mettre en place de bonnes habitudes de sommeil ? Venez, on décrypte ce sujet nocturne qui peut carrément impacter nos journées !

Le sommeil chez l’enfant : ses bienfaits

Dès tout petit, vous remarquez rapidement que votre nourrisson a son propre rythme et que (sans vouloir balancer 😈) ses périodes d’éveil sont moins sympas s’il manque de sommeil. Il est comme nous tous : un peu grognon et moins avenant. Et, pas de bol, il ne peut pas encore compter sur un bon café pour s’aider 🙃. Or, bien dormir est nécessaire pour bien grandir (la pression !). Le sommeil chez l’enfant additionne les bienfaits, notamment :

  • le bon développement cérébral, la concentration et la mémoire ;
  • la régulation de la production hormonale (hormones de croissance, entre autres) ;
  • un meilleur apprentissage (langage, motricité, etc.) ;
  • une meilleure gestion des émotions ;
  • la diminution de l’hypertension artérielle ou du diabète de type 2.

Vous voyez, on ne plaisante pas avec le sommeil ! D’autant que la privation entraîne des problèmes ciblés, mais évitables (on y reviendra).

En revanche, la juste dose de sommeil permet à votre Mini d’ancrer profondément les nouvelles notions apprises, d’utiliser des stratégies à bon escient pour résoudre un problème donné. Mais aussi de décupler son raisonnement logique. De rester bien éveillé du matin jusqu’au soir (avec peut-être une petite sieste entre les deux !) et de ne pas perdre en concentration dans la matinée. Bref, de pouvoir compter sur son énergie naturelle sur une période de temps relativement longue. Et, info non négligeable : le sommeil, c’est bon pour ses défenses immunitaires (les nôtres aussi, d’ailleurs). De quoi avoir envie de passer un petit moment supplémentaire au lit, non ?

Les cycles de sommeil

Comment ça fonctionne le sommeil au juste ? Et bien, il se base sur notre horloge interne, propre à chacun ⏰. C’est elle qui nous permet d’alterner les phases d’éveil et de sommeil au cours de 24 heures. C’est le rythme circadien ! Notre corps gère ces phases de veille et de sommeil en se repérant grâce à des signaux externes (« tiens, il fait jour »).

Le sommeil lent

C’est une phase calme, dite de sommeil lent et qui peut être plus ou moins profond. Pendant la phase de sommeil lent, le cerveau se met gentiment à rétrograder. Quand l’activité cérébrale et le tonus musculaire ont diminué, corps et cerveau sont au repos. Au cours du sommeil lent, votre enfant enchaîne des périodes de sommeil léger et de sommeil profond, par vagues.

Le sommeil paradoxal

À l’inverse, le sommeil paradoxal offre une activité cérébrale des plus intenses ! C’est la phase durant laquelle votre enfant rêve. Il se passe des millions de choses dans son cerveau ! Il rejoue des moments de sa journée, tacle ses peurs, appréhende ses émotions… Mais pourquoi dit-on « sommeil paradoxal » d’ailleurs ? Tout simplement parce que l’enfant dort profondément, mais que son activité cérébrale est proche de celle d’une phase d’éveil. Ça remue là-dedans !

Combien d’heures de sommeil pour mon enfant ?

En termes de sommeil, on peut faire face à quelques injustices. Entre tonton René qui n’a besoin que de 5 heures par nuit pour être fonctionnel (même sans caféine), et la voisine à qui il faut absolument 9 heures de sommeil sinon rien… Il y a un monde de possibilité ! Chez nos enfants, c’est pareil. Même si dans les grandes lignes ils ont à peu près besoin des mêmes heures de sommeil selon leur tranche d’âge. Un bébé dort :

  • Jusqu’à 20 heures par jour pour un nouveau-né, qui enchaîne 3 phases par cycle de 50 minutes (endormissement, sommeil calme, sommeil agité).
  • Entre 14 et 16 heures par jour à partir de 4 mois, avec des cycles de 70 minutes (endormissement, sommeil paradoxal, sommeil lent, sommeil lent profond).
  • De 11 à 16 heures par jour, entre 1 et 2 ans, avec des cycles de 90 à 120 minutes (endormissement, sommeil lent léger, sommeil lent profond, sommeil paradoxal).

Chez les enfants, les besoins de sommeil évoluent vite :

  • 11 à 14 heures de sommeil jusqu’à 3 ans ;
  • 10 à 13 heures de sommeil jusqu’à 5 ans ;
  • 9 à 12 heures de sommeil jusqu’à 12 ans ;
  • et après ? C’est plus ou moins 8 heures pour tout le monde !

Le sommeil se stabilise et diminue progressivement à partir de la première année. Si le nouveau-né passe jusqu’à 60 % de son temps endormi en sommeil agité, vers 3 mois il découvre déjà le sommeil paradoxal. Et, dès 6 mois, le bébé commence à s’approcher du sommeil des grands : il augmente le nombre de phases par cycles, et ces derniers s’allongent.

Qu’est-ce qui peut perturber le sommeil d’un enfant ?

Il y a les vrais troubles de sommeil :

  • terreurs nocturnes ;
  • somnambulisme ;
  • énurésie.

Et puis il y a aussi les mauvaises habitudes dont on a parfois du mal à se défaire. Ou tout simplement les obligations sociales ! C’est-à-dire se lever avant son heure naturelle pour aller au périscolaire parce que maman ou papa commencent tôt le matin. Se coucher un poil trop tard parce que c’est un peu la course le soir… et qu’on ne parvient pas à tout faire passer dans le programme familial avant une certaine heure !

Mais pas de panique, il existe un moyen de savoir si votre enfant dort suffisamment. S’il n’a aucun mal à se lever le matin, s’il se réveille de bonne humeur. S’il n’est pas pris de bâillements en journée, s’il ne pleure pas (plus que de besoin 😜). S’il ne montre pas de signes soudains d’agressivité, s’il ne tourne pas le dos à des activités qu’il a toujours aimées. S’il n’est pas plus bavard ou bruyant que d’habitude. Rassurez-vous : TOUT VA BIEN !

Attention, les adolescents ont particulièrement besoin de sommeil. Pourtant, leurs journées de collège ou lycée démarrent tôt et sont denses. Et ils rechignent à aller se coucher le soir, car leur processus d’endormissement est en vrac… La faute aux hormones ! Dont la mélatonine, qui est sécrétée en décalé. D’où leur besoin de combler les manques le week-end jusqu’à pas d’heure.

Quels sont les effets du manque de sommeil ?

Le manque de sommeil peut vite virer au drame (on parlait de vos enfants, mais si vous vous sentez concernés sachez que c’est normal !)… Car, eux comme nous, quand on ne dort pas assez, on s’expose à des sautes d’humeur, une difficulté à gérer ses émotions, une impulsivité accrue… et même une petite déprime passagère. Et puis, quand on a le cerveau embué de sommeil, on peut aussi avoir la mémoire qui flanche. Globalement, un enfant qui ne dort pas assez a l’esprit moins vif, peut avoir un comportement hyperactif, avoir du mal à garder sa concentration… et même perdre en motivation.

Comment aider mon enfant à bien dormir ?

Pas de notion « jour/nuit » chez le nourrisson. Mais plus vite les bonnes habitudes de sommeil sont prises, mieux c’est. D’autant que le sommeil diurne va progressivement disparaître, pour devenir entièrement nocturne au bout de quelques mois. Certains bébés ont besoin d’un coup de pouce supplémentaire pour enregistrer le rythme circadien et faire la différence entre jour et nuit. Rusez ! Fermez les volets pendant les siestes en journée et n’allumez que très peu de lumières pendant les réveils nocturnes. Après 5 mois, une écrasante majorité de bébés n’a plus besoin de manger la nuit (pour le plus grand bonheur de leurs parents — parce que bon, le sommeil c’est la vie !). Mais votre bébé peut avoir du mal à enchaîner les cycles de sommeil seul comme un grand dans un premier temps : il va falloir l’aider. Il s’agira de le rassurer, de s’assurer que tout roule pour lui, puis de s’éclipser. (Facile à dire, on sait…)

Comment aider votre enfant à bien dormir ? En le calant sur des horaires réguliers de repas, d’activités, mais aussi d’heure de coucher. En le faisant profiter de moments à l’extérieur tous les jours (même si les récréations à l’école font le job, normalement) ! En ne le laissant pas trop décaler ses horaires le week-end ou pendant les vacances. En respectant son rythme naturel : certains sont plutôt du matin, d’autres pas. Et en favorisant un environnement propice à l’endormissement, c’est-à-dire une chambre pas trop chauffée, pas trop éclairée. Astuce : on diminue le volume sonore familial avant l’heure du coucher des plus petits 😉.

Et si ça se corse un peu trop, on n’hésite pas à (re)mettre en place un rituel du coucher pour se faciliter la vie (et les nuits) !

Et la sieste dans tout ça ?

Autour de 6 mois, votre bébé passe à 3 siestes par jour (une le matin, deux autres l’après-midi). Autour de 18 mois, il ne reste déjà plus que la sieste du début d’après-midi. Entre 3 et 6 ans, la sieste disparaît. Dès 2 ans déjà votre Toumini n’a plus autant besoin de son sommeil diurne (pas plus de 2 heures).

Pour tout vous dire, la sieste, c’est majoritairement du sommeil lent profond. Et, quand un enfant n’a plus besoin de faire la sieste, son sommeil nocturne s’adapte : le sommeil lent profond se fait une place en début de nuit. Le sommeil paradoxal arrivera plus tard !

Attention aux heures de siestes cela dit ! Les petits siesteurs sont priés de ne pas la faire trop tard dans l’après-midi, sous peine de perturber la nuit qui arrive. Et, si votre enfant (entre 4 et 12 ans) se remet à faire des siestes alors qu’il n’en faisait plus, demandez-vous si ses nuits sont suffisamment réparatrices.

On ne le dira jamais assez, le sommeil c’est la vie ! Vraiment… Si, si. L’idéal étant de prendre tout de suite de bonnes habitudes de sommeil pour profiter d’un bon repos réparateur qui permet d’affronter la journée suivante ! Si les cycles s’enchaînent et évoluent naturellement au cours des premiers mois de vie d’un bébé, il arrive qu’un enfant ait besoin d’un petit coup de pouce par la suite. Que ce soit pour l’aider à gérer sa peur du noir, le rassurer après un cauchemar, ou en profitant des bénéfices de l’histoire du soir !

Le Sommeil Chez l'Enfant : Comment ça Marche ?

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