Comment aider mon enfant timide à surmonter sa timidité et s’ouvrir aux autres ?

Enfants comme adultes, certains d’entre nous sont naturellement moins à l’aise dès qu’il s’agit d’aller vers l’autre ou de prendre sa place au sein d’un groupe. Et si vous avez des sueurs froides rien qu’à imaginer devoir verbaliser votre avis haut et fort (ou, pire encore, prendre la parole en public 😱 !)… Vous savez de quoi on parle ! À l’inverse, il se peut que vous soyez plutôt extravertis et à l’aise partout où vous vous trouviez. Pour nos enfants, c’est la même chose. Certains nagent dans le groupe comme des poissons dans l’eau, là où les plus timides donneraient cher pour pouvoir se soustraire aux regards. En soi, la timidité n’a vraiment rien de grave. Mais attention à ne pas se laisser envahir par la peur ! Votre enfant a tendance à un peu trop regarder ses chaussures ? À éviter à tout prix de prendre la parole et à refuser le contact avec les gens qu’il ou elle connait mal ? Ce n’est pas une fatalité ! Et il est tout à fait possible d’apprendre à vaincre sa timidité. Ou d’en faire une arme, pour être aussi à l’aise à la maison qu’à l’extérieur ! Le tout est question de temps, d’expérience et de gestion de ses émotions. Alors, comment aider mon enfant timide à dépasser ses peurs et à aller sereinement vers les autres ? On fait le tour de la question et on vous aide à adopter le bon comportement pour répondre à ses besoins.
1. Comprendre l’enfant timide pour mieux l’accompagner
Il n’est pas exclu que vous ayez un doute sur la timidité de votre enfant. « Oui enfin quand même, il est toujours collé à mes jambes quand on est chez des amis. » Bon point ! Mais dites, comment reconnaît-on nos petits timides ? Décryptage.
Quelles sont les caractéristiques des enfants timides ?
Avant 2 ou 3 ans, il sera délicat de parler de timidité, car votre Mini a très peu conscience du regard des autres. En revanche, passé cet âge, il n’est pas rare qu’un parent commence à se poser la question de la timidité de son enfant. Et c’est avant tout une question de tempérament ! Un enfant timide se caractérise par ses craintes exacerbées :
- de l’autre ;
- de l’inconnu en général ;
- d’une nouvelle activité ;
- d’une nouvelle situation.
La prise de risque ? Très peu pour lui ! On les reconnaît vite à leur petite voix chevrotante et aux joues qui s’empourprent.
Quels sont les signes de la timidité ?
La timidité, c’est un état craintif dont le signe principal est le manque de confiance en soi. Un déficit en assurance qui entraîne un sentiment d’insécurité. D’ailleurs, les symptômes de la timidité sont assez proches de ceux de l’anxiété : peur, palpitations, tremblements, nausée, inhibition… Résultat ? L’enfant timide préfère rester en retrait et se coller au mur plutôt que de se fondre dans la masse (trop de stress !) Exprimer une opinion ? Non merci !
Quels sont les facteurs qui influencent la timidité ?
On l’a vu, la timidité peut être due au tempérament. Mais elle peut aussi s’expliquer par l’éducation. La peur comme moteur pour faire obéir, les reproches trop fréquents. Il n’en faut pas plus pour amener un enfant vers l’insécurité… et donc l’encourager à devenir timide. Il se peut aussi que les expériences de vie aient influencé sa timidité. Et s’entendre répéter en permanence qu’on est un enfant timide n’aide pas, par exemple.
2. Encourager la confiance en soi et dépasser la peur
Bon, une fois qu’on a fait le point sur la timidité de son enfant, on peut tout mettre en œuvre pour alléger ses peurs. Et l’aider à s’épanouir en société. Un conseil ? Valoriser et rassurer !
Comment favoriser l’expression de soi ?
C’est tout bête, mais chaque petit geste du quotidien compte. Laissez votre enfant choisir ses tenues et aidez-le à prendre confiance en lui en l’aidant à s’autonomiser un maximum. Respectez ses choix, ses goûts, ses opinions. Discutez-en et montrez-lui combien tout ça a de la valeur à vos yeux de parent.
Comment soutenir mon enfant selon la situation ?
Toutes les situations ne se valent pas, et certaines sont un poil trop stressantes pour nos petits timides ! Quoi qu’il en soit, évitez de faire à sa place (même si, on le sait bien, c’est tentant). On pense bien faire en prenant les devants, en faisant ou en s’expriment à sa place, pour lui prêter main-forte 🥰… Mais on se trompe 😓. C’est contre-intuitif, on en convient ! Mais mieux vaut lui montrer qu’on a confiance en lui pour y arriver, sans faire pour lui. Et, surtout, on bannit cette phrase anodine qui ne l’est pas : « excusez-la, elle est timide… »
Comment mettre en valeur ses talents ?
On pense souvent au théâtre pour vaincre la timidité des enfants qu’on trouve un peu trop effacés. Et c’est une chouette activité ! Mais ce n’est peut-être pas la tasse de thé de votre enfant timide. Quoi d’autre du coup ? Apprendre à jouer d’un instrument, se lancer dans des activités créatives (vive le DIY et le bricolage !), apprendre à dessiner… bref, il y a autant d’activités extrascolaires que d’enfants, le monde des possibles est vaste. Profitez-en ! Et suivez ses envies : votre Mini saura vous guider vers ce qui lui plaît.
Comment favoriser les interactions sociales ?
L’école est un terrain de jeu formidable, la socialisation est d’ailleurs un des enjeux de l’école maternelle. Mais vous pouvez aussi influer positivement sur ses interactions sociales depuis sa zone de confort : la maison. Invitez une amie à lui, ou plusieurs copains pour le goûter. Votre Mini n’est pas chaud à l’idée de sortir de sa coquille le temps d’un après-midi ? Proposez une chasse au trésor 😉. Toujours pas ? Ne forcez pas. Ça viendra avec le temps. L’idée, c’est diminuer ses peurs, et de l’aider à se sentir le plus à l’aise possible. Pas de changer sa nature ou d’en faire un extraverti ultrasocial !
3. Reconnaître la timidité, une force à valoriser
Mais oui, bien sûr qu’il y a du positif dans la timidité ! Venez, on vous en dit davantage…
Quelles sont les qualités des enfants timides ?
Sachez que votre Mini, aussi timide soit-il, peut en tirer des avantages et pas mal de soft skills : écoute, créativité, modestie et réflexion approfondie. Puisqu’un enfant timide ne se précipite pas vers une situation, une nouveauté ou un potentiel futur copain au parc, il ou elle a le temps de la réflexion. Résultat, on a affaire à des enfants plus réfléchis, plus posés, et qui maîtrisent l’analyse et l’observation comme personne. Ce sont aussi de grands sensibles, qui vivent leurs émotions à fond. Et ça a du bon !
Que peut-on dire ou ne pas dire à son enfant timide ?
On vous le répète, on évite d’appuyer la timidité d’un enfant en en faisant des caisses à la boulangerie alors que notre Mini n’ose pas demander du pain… « Oh, c’est un grand timide vous savez ! » Ça évitera de le ou la placer dans une situation d’échec. On évite aussi de l’humilier ou de se moquer, même gentiment. Et, surtout on ne lui reproche pas sa timidité, ça ne servirait à rien !
À l’inverse, on l’encourage tout ce qu’on peut à grand renfort de « wahou, je suis fière de toi ! » On n’hésite pas non plus à le pousser un peu du coude : « j’ai l’impression que tu as envie d’aller jouer avec cette petite fille là-bas, non ? », mais sans forcer. Et on n’est pas avare de compliments sur ses accomplissements, même les plus petits !
Vous voilà rassurés sur la marche à suivre pour aider votre enfant timide ? Ouf ! Vous voyez, ce n’est vraiment pas une fatalité. C’est même plutôt une qualité dans certaines situations. Ce sont notamment des enfants qui ne se ruent pas vers le danger à toute berzingue, et ça, c’est reposant pour les parents que nous sommes 😉. Et si vraiment votre Mini préfère le confort rassurant de sa maison, vous pourrez toujours l’inciter au voyage et à la découverte grâce au magazine des Mini Mondes ! C’est tout un monde, à portée de sa main, à son rythme et selon ses règles.



