Nos 7 astuces anti-gros mots pour
enfants polis et parents zen

11 octobre 2022
/
9 minutes
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Vous aussi, vos enfants ont un langage fleuri et balancent des grossièretés en veux-tu en voilà ? Vous avez probablement déjà tenté une chose ou deux pour calmer les ardeurs langagières de votre progéniture et retrouver une vie familiale plus zen. Les jurons en moins. Parce que bon, si la politesse fait partie du package de l’éducation, on n’a pas toujours le comportement ou la réaction adéquate quand notre Mini lâche une injure. Selon les cas, on tolère certains mots plus que d’autres. Tandis que certains nous font carrément bondir de notre siège ! Il n’y a pas de règle précise à ce sujet, mais on va tout faire pour vous aider à garder votre calme.  Pas de panique, on a la parade. Et comme on ne peut jamais être parfaitement sûr de ce qui fonctionne chez les uns ou chez les autres, on en a même dégainé 7 ! Alors, pourquoi c’est si compliqué d’exclure les gros mots des petites bouches et quelles sont les astuces anti-gros mots qui fonctionnent ? Décryptage poli.

Les astuces anti-gros mots, ça fonctionne ?

Avant d’embarquer à bord de la fusée anti-gros mots, faisons déjà le point sur ce qui fait la politesse et les bases de l’éducation, voulez-vous ?

Éduquer un enfant, c’est chaud

Ce n’est clairement pas un long fleuve tranquille. Mais, qu’on se rassure, la politesse n’est pas uniquement une question de langage, ni même de grossièreté. On apprend à nos enfants à vivre harmonieusement en société, de façon plus ou moins consciente de notre part d’ailleurs. Selon vos habitudes, votre vision du monde et l’éducation que vous avez vous-même reçue, vous appuierez certains aspects plus que d’autres. D’ailleurs, il y a fort à parier que votre Mini ait déjà bien en tête le quinté gagnant « bonjour-au revoir-pardon-s’il te plaît-merci ». Surtout s’il est en âge de fréquenter l’école, qui encourage les enfants à intégrer les codes !

Langage et communication non verbale

La politesse est aussi non verbale. Elle englobe toute une cargaison d’attitudes, encouragées en société. On l’appelle aussi savoir-vivre ! Avoir une bonne hygiène, se montrer généreux et savoir se faire discret à l’occasion, mais aussi mettre la main devant sa bouche lorsqu’on bâille… La liste est longue et vous placerez le curseur où bon vous semble. L’idée ici, c’est de vous montrer à quel point la politesse de votre enfant ne tourne pas qu’autour des gros mots qu’il dit (ou pas, d’ailleurs). C’est son attitude globale qui compte. Pour un adulte, c’est pareil : on ne remet pas tout son savoir-vivre en question parce qu’il ou elle a lâché un « put*** » en se cognant le gros orteil !

Zoom sur… les astuces anti-gros mots

Mais alors, elles valent quoi, les astuces anti-gros mots ?  Et bien, c’est un peu comme pour tout en matière d’éducation. Si vous êtes convaincus et bien droits dans vos bottes, oui, il y a de grandes chances pour que vous en veniez à bout, de ces gros mots ! Surtout si c’est rédhibitoire pour vous et que vous n’en prononcez quasi-jamais vous-même. Après, vous pouvez très bien être vulgaire de temps en temps… sans pour autant apprécier les jurons en provenance de la petite bouche qui vit sous votre toit ! « Mer**, c’est bien la fille de sa maman… » 😉 Alors, attachez vos ceintures, c’est parti pour les astuces.

1 Faire la liste des mots interdits et trouver une supercherie

Depuis quelque temps, vous entendez votre Mini proférer des insanités. Et certaines vous hérissent le poil. Vous n’êtes pas convaincus que la punition soit le bon remède à ce « rhume des mots » et vous avez raison ! Commençons par traiter ce sujet avec un peu de positif : asseyez votre enfant confortablement et dressez ensemble la liste des mots à bannir… (Vous ne serez pas obligés d’en passer par l’écrit, ça pique les yeux 🤣 !) L’idée, c’est de déterminer les mots qui n’ont rien à faire dans sa bouche. Mais aussi, et surtout, de les remplacer par des mots tolérables (pour vous). La supercherie consiste à interdire de plus belle ces nouveaux mots. Un exemple ? Le célèbre « bachibouzouk » du capitaine Haddock (#générationTintin) ! Mais aussi « ectoplasme », « oryctérope » (qui est un cochon de terre, rien que ça !) ou « bougre » — c’est qu’il en avait sous la pédale, le capitaine ! Bref, une fois les nouveaux mots formellement interdits à leur tour, on vous parie que votre petit monstre aura très envie de les utiliser… comme tout ce qui est proscrit ! Laissez la magie opérer.

2 Remettre en contexte : gros mots et études sémantiques

Parfois, pour se défaire d’un gros mot, il suffit de le remettre en contexte et de le comprendre. Ne craignez pas les petits yeux qui pourraient lire par-dessus votre épaule… On a flouté injures et jurons, pas fous !

Put***

Celui-là nous vient du 12e siècle et signifie (accrochez-vous)… puant. Tout simplement ! Vous remarquerez qu’il a la même racine que putois. Pourquoi ? Parce qu’il a pour origine le latin putidus. Il englobe donc tout ce qui est sale. Alors… Oui… il y a eu un petit glissement dans la signification et il a fini par désigner les femmes de petite vertu. C’est sexiste, on en conviendra. Filles et garçons réfléchiront peut-être à deux fois avant d’employer cette interjection dorénavant !

Co*

Avant de désigner un imbécile ou un sot, ce tout petit mot désignait le sexe féminin. Il vient du latin cunnus, qui signifie vagin. Encore un gros mot mégasexiste qu’on utilise à tort et à travers 🤭…

Enfoi**

Du latin foria (qui veut dire diarrhée), il signifie littéralement « souiller d’excréments » lorsqu’on l’utilise en verbe, ce qu’on ne fait jamais. Mais vous avez l’idée !

Mer**

Celui-là, pour le coup, on l’utilise correctement ! Il nous vient du latin merda, c’est-à-dire excrément. Scatologique à souhait, il a fait du chemin et on retrouve de nos jours plusieurs dérivés, de « me**deux » à « emm**der ». On en passe et des meilleurs !

3 Utiliser des mots intermédiaires

Vous le savez, tout est dans l’exemple ! Fabriquez vos propres mots intermédiaires et utilisez-les régulièrement devant vos enfants : ce sont les petits mots qui viennent contrecarrer les gros. Pour qu’ils fonctionnent, deux choses : ils doivent offrir une bonne prise en bouche et un semblant de signification. Parce que, oui, on aime les mots qui claquent sur la langue et qui veulent dire ce qu’ils veulent dire ! Essayez un bon « flutain ! » la prochaine fois que vous vous cognez dans un meuble. Vous verrez, ça passe. Ça fait du bien. Et c’est poli !

4 Jouer l’indifférence

Pas de spectacle sans public attentif. Pour les grossièretés, c’est pareil. Si prononcer un juron ne provoque aucune émotion chez ses parents, il y a de grandes chances pour que l’enfant s’en lasse. (Même si le manque d’émotion est feint !) Ce qui ne vous empêche pas de le reprendre gentiment et de lui expliquer la teneur de ses propos (cf. point 2 😉).

5 Tolérer le juron, mais pas l’injure !

On l’oublie souvent, mais il y a un monde entre le juron et l’injure. Le premier est une interjection qu’on balance facilement quand on se fait mal ou qu’on est surpris. La deuxième est une insulte, prononcée contre quelqu’un… La différence est donc majeure. Et si vous ne deviez en tolérer qu’un seul, préférez largement le juron qui ne fait de mal à personne (enfin, sauf à vos oreilles de parents 🙄).

6 Créer une cagnotte familiale

Une petite pièce par-ci, une petite pièce par-là. Si votre famille est habituée au langage fleuri, mais qu’elle essaie de s’en défaire, optez pour la cagnotte anti-gros mots ! L’amende est à déterminer selon les possibilités, même des plus jeunes (et le budget alloué aux grossièretés 🤑). Idéalement, la tirelire ne sera pas simplement un caprice passager, essayez de vous y tenir, ça paiera les croissants du dimanche matin. Mieux encore, déterminez d’avance ce que vous déciderez de faire avec le petit pécule récolté, pour vous féliciter d’être venus à bout des gros mots tous ensemble !

7 Inventer une décharge à gros mots

Et si les gros mots étaient un besoin récurrent ? Qu’ils aidaient à décharger colère et frustration ? Si c’est le cas pour votre Mini, ne les traitez pas comme une simple bêtise, mais bien comme un symptôme. Il va falloir y apporter une solution à la base ! Soit il apprend à gérer autrement ses émotions. Soit émotions et gros mots ne sont pas corrélés et, à ce moment-là, il lui suffira d’avoir une décharge à gros mots. Qu’il les vocifère dans les toilettes, les murmure dans une boîte ou les dise à son oreiller… Et quand c’est fait, c’est fait : on ne veut plus en entendre parler !

Vous voilà prêts à affronter les jurons de votre progéniture (presque) sans sourciller ! Puisez parmi nos astuces anti-gros mots, une par une ou toutes à la fois. Certaines marcheront à un moment donné ou à un certain âge. D’autres sont plus ou moins universelles ! L’essentiel, c’est que vous vous y retrouviez et que vous parveniez à un accord avec votre Mini. Car la tolérance face aux grossièretés varie d’un parent à l’autre. Or, on cherche tous la même chose : trouver ou maintenir l’apaisement familial. C’est un pas de plus pour apprendre à rester zen quand on est parents ! Et put*** que ça fait du bien (oups…)

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